Le 3 avril 2020
Volume 38, Numéro 3
Entrevue avec Claire Duchesne par l'équipe de La Vie d'Ici
Gens d'ici

Entrevue avec Claire Duchesne par l'équipe de La Vie d'Ici

Pour le dernier numéro du 30ième anniversaire de la Vie d'Ici, nous vous proposons une entrevue avec la présidente du journal Claire Duchesne, entrevue réalisée par les membres de l'équipe.


1- Claire, comment as-tu été approchée pour faire partie du conseil du journal?
Dans l'édition d'il y a 20 ans, il y avait une petite annonce on demandait des bénévoles pour le journal la Vie d'Ici. J'étais amie avec Sylvie Ferland, membre du journal à ce moment-là et ça faisait 10 ans que je demeurais à Shipshaw. Mes enfants avaient commencé l'école et étaient assez vieux pour que je puisse commencer à faire du bénévolat dans le milieu. Nous avons fait une première rencontre chez Rolande et Denys j'ai été élue comme présidente le soir même et je n'ai jamais quitté depuis ce temps-là.

2- Comment en es-tu venue à créer  ta propre entreprise?
L'entreprise a été créée pour le journal; s'il n'y avait pas eu de journal, il n'y aurait pas eu d'entreprise. Je travaillais à la caisse populaire à ce moment-là. Par ailleurs l'Amecq nous avait offert une subvention sur la façon de monter un journal. Personne n'était disponible et je me suis offerte à suivre cette formation payée par l'Amecq et, à partir de , je pouvais moi-même monter le journal. Cela nous faisait sauver beaucoup de sous. En prenant ce cours, cela nous permettait de sauver 50% sur l'ensemble de la production. Clarigraphe a été créé pour le journal exclusivement au début. Par la suite, j'ai continué à me perfectionner, prendre de la formation supplémentaire et acheté du nouvel équipement en payant personnellement ce qui a permis à mon entreprise de prendre de l'expansion par la suite.

3- Pour toi quelle est l'importance du journal dans ta communauté?
Même si je ne demeure plus à Shipshaw, mon cœur est à Shipshaw et La Vie d'Ici est un outil important pour les Shipshois. Un tel outil d'information devrait exister dans toutes les municipalités car il met en valeur l'information locale et municipale, les activités des organismes ainsi que tous les événements municipaux.

4- Quel est ton rôle particulier au sein du journal?
En tant que présidente, je dirige mon équipe afin que tout soit unifié. De tenir l'équipe ensemble, chacun ayant ses forces et sa personnalité, contribue à la réussite de la Vie d'Ici. Je fais le montage infographique du journal et m'assure de son impression. C'est moi qui fait aboutir jusqu'au journal que vous recevez ce qu'on a décidé ensemble.

5- De quoi es-tu le plus fière dans ta carrière dans le journal?
D'avoir réussi à garder Denys puisque, quand j'ai accepté d'être présidente, il devait quitter et je lui avais demandé de demeurer comme mon mentor pour un an.
Il est encore là après 20 ans et je l'admire encore aujourd'hui (et ne coupez pas au montage).

6- Est-ce que tu aimes travailler en équipe?
J'adore, surtout avec la plus belle équipe du monde entier, Denys Rolande, Micheline, Alain, Nadine et Marlène. Mais je ne veux pas oublier mon conjoint  Richard qui est d'une aide précieuse et discrète. Travailler en équipe me donne un certain équilibre, d'autant que mon travail d'infographiste se fait davantage dans la solitude.


7- Si tu nous parlais de toi, comment te décrirais-tu?
Passionnée, qui adore ce qu'elle fait. Vivante, qui adore la vie.

8- Qu'est-ce qui est le plus important dans ta vie?
Ma famille et mes amis(es) qui sont ici aujourd'hui.

9- Quelle est ta plus belle qualité?
Vaillante, perfectionniste. Selon Denys, Claire est persévérante et est extrêmement  régulière dans son travail. La réalisation concrète d'une Vie d'Ici mensuelle pendant 20 ans, malade ou pas malade, cela tient presque du miracle. Pour elle, de livrer le journal à chaque mois est un défi personnel important et stimulant.

10- Comment trouves-tu ton inspiration à chaque mois pour faire le journal?
Je vais vous dévoiler un secret : «Mon inspiration… c'est vous autres ainsi que tous ceux qui attendent et lisent la Vie d'Ici». Quand vous partez de chez moi tout ce que vous avez dit tourne dans ma tête et ainsi le journal naît dans ma tête avant de naître sur papier.


11- Quand le journal est terminé qu'est-ce qui te rend le plus satisfaite?
Qu'il soit là dans les temps. C'est important que cela soit respecté.

12- Comment vis-tu la pression de l'échéance du journal?
Je gère ainsi: quand une personne me dit qu'elle va être en retard, je vais laisser une place dans le canevas du journal pour son article. Je vais continuer mon montage avec les autres articles, photos et publicité et compléter quand la personne m'aura expédié son texte. Je suis plus productive à 5 h le matin dans le calme et le silence.



13- Est-ce que tu as déjà refusé un article?
Oui, parce que le contenu était discriminatoire mais je consulte l'équipe.

14- Quels sont tes objectifs pour la continuité du journal?
Comme ça prend une équipe de bénévoles pour réaliser un journal et qu'il n'y a rien qui se fasse tout seul, je veux continuer de faire en sorte que nos rencontres soient toujours agréables et que nos forces individuelles produisent toujours un journal de qualité.


15- En moyenne cela prend combien d'heures pour préparer le journal?
Davantage en jours qu'en heure. Il faut dire que la date de tombée est le 15 de chaque mois. Souvent je vais commencer par le Saviez-vous que. Il faut que je le lise plusieurs fois parce que je dois imager les textes. J'ai un dossier «dessins à Denys»; juste pour cela je dois prendre presque 3 heures. Certains articles peuvent me prendre une demi heure et d'autres plusieurs heures. Il faut dire que je prends moins de temps qu'à mes débuts, l'expérience et la technolo-gie aidant. Comme je n'ai jamais le même nombre d'articles, nous faisons un 16 pages mais très souvent un 20 pages.


16- Quand tu as sorti ton premier journal, parles-nous de tes impressions à ce moment-là?
C'est tout un souvenir. C'était un stress inimaginable pour moi. Aujourd'hui encore je trouve que c'était fou; c'était la panique totale. Je regarde aujourd'hui ce premier numéro et, avec le recul je considère que j'avais réussi pas pire. J'avais même créé les entêtes, j'avais bâti les canevas avec le programme infographique « page maker ».

17- vois-tu le journal dans 5 ans?
Nous avons un projet afin de numériser les journaux depuis 30 ans. Je souhaite que ce travail soit réalisé avant 5 ans. Si l'équipe accepte que j'y sois toujours, j'espère être encore pour célébrer ses 35 ans, avec toute ma gang actuelle bien sûr, et pourquoi pas un ou deux nouveaux en plus.