Le 23 octobre 2017
Volume 35, Numéro 8
Saviez vous que
Saviez-vous Que...

Saviez vous que

Comme à chaque année, le syndicat des producteurs de bois invite ses membres à une journée forestière en plein air. Étant producteur forestier à mes heures, je décidai, pour la première fois, de m'y rendre avec mon épouse, mon frère Régis et sa conjointe Suzie Haley. Ce qui m'a attiré particulièrement c'est le fait que l'activité se tenait à La Doré et qu'une visite du moulin des Pionniers y était prévue.

 

Le voyage d'une centaine de kilomètres s'est fait sous le signe de l'humour et, d'un village à l'autre, d'un gag à l'autre, notre système lacrymal a été fortement sollicité. Ainsi à St-Prime, mon frère me demande la devise du village. Devant mon hésitation, il me lance: tout ce qui s'imprime nous l'imprimons. »

 

Passé le jardin zoologique, en route vers notre destination, nous avons remarqué que la ligne centrale de la route était jaune, indice que nous étions bien rendus à La Doré.

Parvenus sur le site, très vaste d'ailleurs, de nombreuses compagnies d'instruments reliés au secteur forestier tenaient kiosques et vantaient les mérites de leurs outils : du simple couteau à la débusqueuse. La journée était magnifique et quelques centaines de personnes se promenaient sur les lieux en bordure de la rivière aux Saumons. C'est d'ailleurs cette rivière qui alimente en énergie hydromotrice le vieux Moulin des Pionniers, bâti en 1889 et le dernier survivant de sa race, encore opérationnel. Il y  en avait environ 300 à une certaine époque dans notre région. Véritable monument historique, il m'a rappelé bien des souvenirs, entre autres quand M. Armand Ouellet, de la route Brassard, avait son propre moulin, actionné par un vieux moteur de camion.

 

Au moment de la visite guidée du moulin, j'ai demandé à M. Gonzague notre guide, avant qu'il n'actionne  la valve d'entrée d'eau dans la turbine du moulin : où étaient les chaises?

 

----Y a pas de chaises icit!

--- Ah! Je pensais que c'était la visite du moulin assis.

 

C'est alors que toute la bâtisse s'est mise à vibrer et un bruit sourd de rotation de poulies entraînées par des courroies (straps) donna soudain vie à la grand scie (36 po.), aux convoyeurs et à tout ce qui bouge. On eut droit, à titre d'exemple, à la découpe d'un billot en madriers, planches et croûtes. Au sous-sol, à travers un enchevêtrement extraordinaire d'engrenages, de courroies, d'essieux, un moulin à bardeaux de bois est toujours en fonction. De toute beauté!

 

À la fin de la visite vers midi, un dîner à coût fixe était servi à deux endroits différents. Étant dans la file d'attente du 1er restaurant depuis plusieurs longues minutes, un préposé se présenta pour nous dire qu'il n'avait plus de nourriture à offrir; toute la fourrière avait été engloutie. «Allez à l'autre restaurant.» À peine rendus à l'autre restaurant, on nous avisa qu'ils n'acceptaient plus personne car c'était plein à capacité. «Désolé.» Restait un kiosque à hot-dogs et blé d'Inde. Malheureusement, comme il ne devait commencer qu'à 2h , rien n'était prêt. Avec nos ventres creux, on se serait vraiment senti à l'époque des pionniers.

 

Finalement, avec les forces qu'il nous restait, nous avons visité un atelier mécanique datant de 1909 et transporté de Roberval à La Doré il y a quelques décennies: vieille forge, ferrage de chevaux, tour à fer, perceuse et moult outils du début du XXe siècle.

 

Au retour, nous décidâmes de calmer nos estomacs de plus en plus bruyants en faisant une halte à une fromagerie de Roberval. Comme sa localisation nous faisait problème, je me suis arrêté au poste de police pour m'informer. Évidemment, un samedi, la porte d'entrée était verrouillée. Étrangement, sur le panneau de verre de la porte, c'était écrit: TIREZ. Quand même bizarre pour un poste de police. Comme le message nous avait plutôt désarmés, nous avons trouvé le fromage au pif et nous nous sommes empiffrés.

Dernièrement de passage au magasin de sports ULTRA VIOLET (UV) de Jonquière pour un miroir de vélo, j'ai demandé à Michaël si un rai de bicycle il appelait cela : un rayon UV. Sa réponse: «Oui et on les vend avec crème solaire».

 

Probablement dans le même magasinage; en arrivant au comptoir de chez BUREAU EN GROS :

Denys - Hein! Vous vendez des gros suçons sphériques ici?

Caissier -             Bien  sûr!

Denys -                Vous devriez vous appeler BUREAU

                               pour devenir GROS.

Caissier -             Resta bouche buée