Le 23 août 2017
Volume 35, Numéro 6
Une rencontre enrichissante pour aider à briser le silence
AFEAS

Une rencontre enrichissante pour aider à briser le silence

Le 10 mars dernier, l'AFEAS de Shipshaw avait organisé un déjeuner conférence dans le cadre de la journée des femmes. Lors de ce déjeuner, Catherine Larouche et Andréanne Tremblay, deux intervenantes du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) ont accepté de venir discuter avec les membres de l'AFEAS du rôle et des services offerts par leur organisme. Les conjoints des membres de l'AFEAS ont été invités à assister à ce déjeuner conférence. 

Une des implications sociales des centres d'aide aux victimes d'actes criminels est de participer à des activités de promotion et de sensibilisation auprès de divers groupes dans la population tels les ainés, les jeunes, la clientèle scolaire et différents organismes communautaires dont l'AFEAS. 

Catherine et Andréanne ont expliqué la mission des centres d'aide aux victimes d'actes criminels qui est d'offrir des services professionnels à toute personne victime d'un acte criminel et ce, peu importe son âge, son sexe et le type d'infraction dont elle a été victime. Les services sont gratuits et confidentiels; ils sont aussi offerts à un proche ou un témoin d'acte criminel. Le CAVAC est une équipe composée de 20 professionnels permanents et occasionnels et six points de service répartis à travers la région du Saguenay-Lac-St-Jean.

Tout au long de la rencontre, Catherine et Andréanne ont témoigné de leur expérience vécue auprès des victimes d'actes criminels.  Cette rencontre a suscité l'intérêt de tous les participants. Compte tenu de toute l'information véhiculée par les médias lorsqu'un acte criminel se produit, chacun d'entre nous se sent interpellé par la situation. Il y a des dénouements heureux mais il arrive parfois que des situations tournent mal et malheureusement nous nous sentons souvent impuissants devant de tels événements. 

Catherine et Andréanne ont répondu avec doigté à différentes questions et préoccupations  concernant la dénonciation des actes criminels, le suivi, les moyens et le pouvoir des centres d'aide pour aider les victimes. Plusieurs interventions ont été faites touchant la violence psychologique et physique. 

Catherine et Andréanne ont précisé que chaque situation est différente qu'il n'y a pas de recette unique pour venir en aide à une personne victime d'acte criminel. Cependant c'est le soutien rapide auprès de la personne qui décide de dénoncer qui est primordial. Afin de mieux encadrer les victimes d'actes criminels, les centres d'aide travaillent en étroite collaboration avec toutes les ressources médicales et communautaires; ils les aident aussi à vulgariser tous les termes judiciaires et à les soutenir dans tout le processus pouvant mener à une comparution. 

Comme le mentionne la littérature, dénoncer est un acte de bravoure. 

Certaines personnes victimes de violence psychologique ou physique peuvent avoir peur de dénoncer ou entreprennent des démarches qu'elles abandonnent par crainte des conséquences négatives par exemple, ne pas avoir d'endroit pour se réfugier, l'insécurité financière, les répercussions sur les enfants. 

Il arrive aussi qu'une personne de l'entourage décide de dénoncer pour une autre personne; il est possible que la plainte ne soit pas retenue faute de preuves suffisantes ou que la personne victime ne désire pas dénoncer la situation. Malgré tous les efforts déployés pour venir en aide à une victime, les intervenants ne peuvent pas forcer une personne à dénoncer; leur rôle est de les accompagner et il est essentiel de respecter le rythme de la personne dans son cheminement même si le résultat souhaité n'est pas toujours au rendez-vous. 

Catherine et Andréanne ont précisé que les victimes ont des droits, au Québec; la Loi sur l'aide aux victimes d'actes criminels prévoit des mesures destinées à répondre aux besoins et préoccupations des personnes qui ont été directement ou indirectement victimes d'un crime.

COURTOISIE, ÉQUITÉ, COMPRÉHENSION, RESPECT DE LA DIGNITÉ DE LA PERSONNE ET DE SA VIE PRIVÉE, ET SURTOUT ESTIME DE SOI À REGAGNER…

… DES DROITS À RESPECTER! 

Cette rencontre nous a offert l'occasion d'en apprendre un peu plus sur les ressources qui peuvent aider une victime d'acte criminel à surmonter les conséquences physiques et psychologiques. Cette rencontre nous a aussi permis de réfléchir sur le soutien que nous pouvons apporter auprès des personnes qui vivent des situations difficiles. En étant mieux informés, nous pourrons peut-être aider quelqu'un d'autre à briser le silence. 

Sur un document qui nous été remis il est écrit '' Aujourd'hui je suis sortie de chez moi''. 

Pour une victime, retrouver une vie ordinaire, c'est extraordinaire. 

Une rencontre enrichissante! 

Référence: LE CAVAC

www.cavac.qc.ca (1 866 532-2822)