Le 18 septembre 2019
Volume 37, Numéro 7
Une journée pas comme les autres
Reportage

Une journée pas comme les autres

La Fête des Mères est célébrée le deuxième dimanche de mai.  Cette année cette fête sera célébrée le 12 mai prochain. 

Pour ceux et celles de ma génération, les souvenirs que nous avons de notre mère sont ceux d'une femme qui était à la maison pour s'occuper des enfants. On disait à l'époque que les mères étaient le cœur et la chaleur du foyer pour nous.  De nos jours la très grande majorité des femmes ont poursuivi des études, elles ont fait le choix de travailler avant d'avoir des enfants et de reprendre le travail après leur naissance.  Malgré cette grande évolution, pour les enfants, la mère n'en demeure pas moins le cœur et la chaleur du foyer. 

Encore aujourd'hui certaines mères restent profondément attachées aux valeurs familiales traditionnelles et ont fait le choix de demeurer à la maison pour s'occuper des enfants. 

Pour souligner cette journée pas comme les autres, nous vous présentons la réflexion d'une jeune mère de cinq enfants, Nancy Bernier, qui demeure à Shipshaw et dont le 6e enfant est prévu dans quelques mois. Elle a choisi avec son conjoint Yannick Brassard d'être une mère au foyer. 

'' Depuis plus loin que je me souvienne, je rêvais d'être une maman.  Je disais toute jeune:  Moi plus tard j'aurai six enfants.  En vieillissant je me demandais si c'était réaliste avec la vie d'aujourd'hui.  La vie va si vite.  Le travail, la vie de famille, les activités etc.  Après réflexion, je pensais que deux enfants de nos jours ce serait ça une belle famille. Le coût de la vie étant ce qu'il est avec le salaire que j'avais, la routine familiale, c'était être responsable de se dire, on est comme les autres familles et c'est bien.  On est dans la moyenne. Mais les valeurs familiales étaient importantes pour moi et je ne pouvais pas m'imaginer avoir deux filles à quinze mois d'intervalle et arrêter là.  La vision de la vie en général a changé.  Le désir d'avoir encore une grande famille était encore en moi et même plus qu'avant.  Maintenant que j'avais connu l'amour inconditionnel, j'en avais encore plus à donner.  

Un troisième bébé c'est ce que je voulais. Un garçon s'il vous plaît.  Mais avant tout un bébé en santé.  La famille s'agrandit avec une autre fille.  La vie changeait. Finalement j'ai eu le goût de rester avec mes filles à la maison.  Ça demande de bien savoir si c'est possible.  Un seul salaire pour faire vivre cinq personnes? Le temps de penser à tout ça, bébé numéro 4 s'était installé au chaud dans mon ventre. Finalement la décision fut prise, je vais rester à la maison avec mes quatre filles. 

La joie que j'avais de voir grandir mes filles, être là pour elles, ne plus avoir de stress pour manquer le travail si elles étaient malades.  Une vie moins stressante et de meilleure qualité.  Je profitais de chaque beau moment passé avec elles. Mais finalement on s'ennuie du temps lorsqu' elles étaient bébés. Pourquoi pas un autre?  Comme on dit un de plus ou un de moins on va en avoir assez pour tout le monde.  Et voilà un cinquième venu parmi la famille.  Cette fois-ci un garçon. Cinq enfants en santé!  Notre voiture est à sa pleine capacité. Une Dodge Caravan sept places. C'est incroyable comment on peut être fière de sa famille.  Ressentir un autre genre grande fierté. Je pensais qu'en ayant mon garçon l'envie d'avoir d'autres enfants serait moins fort.  

On dit souvent avoir le couple (un garçon, une fille) c'est merveilleux! Connaître les deux sexes.  C'est bizarre à dire la maternité serait complète.  Comme si pour être vraiment une mère comblée il fallait avoir connu la relation mère-fille mais aussi mère-garçon! Eh bien non! Je ne me tanne pas de ne pas faire mes nuits, oh oui j'ai hâte de retrouver les heures de sommeil normales, mais pour l'instant je vis pleinement la maternité.  Nous devons remplacer la Dodge sept places pour une huit places; la venue d'une autre princesse est prévue au mois d'août. 

C'était quoi pour moi être une maman? Avoir six enfants! Eh bien c'est fait, maintenant mon esprit est comblé. Mais je ne pense pas un jour que l'envie d'avoir d'autres bébés se passera. Même si nos journées ne sont pas toutes parfaites et ce n'est pas toujours évident d'être plusieurs à la maison, j'apprécie ma vie et je travaille fort pour que tout le monde soit bien. Être une bonne maman n'est pas toujours facile.  Du moins se sentir bonne! Je félicite mes bons coups et j'essaie d'améliorer les moins bons. La perfection est difficile à atteindre. Mais lorsqu'on voit ce que nos enfants deviennent, on se dit qu'on fait une pas pire job. 

Marylou, Laurence, Daphnée, Justine, Thomas et bientôt la petite Élodie!  Je vous aime d'un amour profond et totalement inconditionnel.  '' 

En lisant le témoignage de Nancy on constate que l'amour d'une mère ne change pas malgré les époques. 

La fête des mères est aussi l'occasion de remercier toutes les grands-mères pour leur affection, leur disponibilité, merci pour leur écoute attentive et bienveillante auprès de leurs petits-enfants. 

Il n'y a aucune recette pour devenir une mère parfaite mais il y a mille et une façons d'être une bonne mère. Jill Churchill