Le 5 August 2021
Volume 39, Numéro 6
Afeas de St-Jean-Vianney
AFEAS

Afeas de St-Jean-Vianney

Décès…
Nous avons perdu une de nos membres, Simone Noël Claveau. Elle a fait partie de l'Aféas pendant plus de 45 ans.

Entre nous c'était une histoire qui durait depuis 50 ans; nous nous sommes connues j'avais seulement 14 ans et elle est devenue ma belle-mère puisque j'ai épousé son fils Denys. Pendant toutes ces années nous avons tissé des liens d'amitié, nous avons voyagé ensemble, nous avons ri, nous avons pleuré et maintenant c'est avec un grand vide que je pleure son départ. Merci pour toutes ces recettes que vous avez partagées avec moi, merci d'avoir gardé mes filles quand elles étaient petites, merci de les avoir aimées et d'avoir été à leur écoute comme une vraie Mamie digne de ce nom. Madame Claveau, vous qui êtes entrée dans cette belle Lumière, j'aurais le goût de vous demander de faire un petit clin d'œil à tous ceux qui nous ont quittés et que nous avons aimés.

Au nom des membres de l'aféas,
Bon voyage Madame Claveau.


Travail invisible
(accompagnement au mourant)

À notre réunion du 2 avril 2012, certains membres ont partagé leur vécu dans une période importante celle de l'accompagnement d'un proche en fin de vie. Suzette Villeneuve, ma belle-sœur, s'est occupée de mon frère pendant des années. Je me souviens qu'il avait passé près d'un an à l'hôpital et elle était avec lui presque tous les jours. Cette dernière année, elle a recueilli sa mère gravement malade et elle m'a dit : « Il faut beaucoup d'amour…afin de réussir à supporter la souffrance de l'autre avec empathie jusqu'à la fin».

Ce fut la même chose pour Louisette Blackburn, elle s'est occupée de son mari, Ghyslain, jusque dans ses derniers moments de vie avec courage et grande générosité. Madame Françoise Tremblay a partagé également les derniers instants de son époux, Raoul. Nous avons tous à un moment un autre accompagné une personne à vivre l'ultime étape. J'ai accompagné mon père, ma sœur et oui pour moi cela fait partie du travail invisible.

Projet récupération
Marlène et moi avons rencontré des étudiants de l'école Notre-Dame-Du-Sourire afin de faire des hérissons avec de vieux volumes. Très difficile pour nous de refuser une telle invitation. Nous avons étendu notre projet des « petits lutins à Notre-Dame-Du-Sourire et Ste- Bernadette ».
À la mi-mars, Sylvie Déchênes, professeur de deuxième année de l'école Bois-Joli, a inscrit notre projet de récupération dans les activités entrepreneuriales et il fait partie des trois finalistes du premier cycle pour la commission scolaire. Bravo! (voir "Du côté de Bois-Joli p. 19)

Entrevues Musée de la mémoire vivante
Le 13 avril dernier 14 personnes ont accepté de venir donner un témoignage de leur vécu lors du sinistre de St-Jean-Vianney. Monsieur Guy Duguay, un des responsables des  entrevues, a souligné qu'il n'avait pas eu besoin d'aller chercher l'information en posant beaucoup de questions, au contraire les participants ont livré leur expérience de cet événement de façon spontanée et éloquente. Ont participé à cette rencontre : Benoit Girard, Jacques Gravel, Alain Blackburn, Suzette Villeneuve, Pauline Gravel, Pierre Martel, Marlène Tremblay, Jocelyne Claveau, Rolande Lavoie, Françoise Tremblay, Serge Savard, Jean Blackburn, Réjean Bergeron et  Marie Blackburn. Un merci très senti à toutes ces personnes.


Nous devrions disposer de toute cette information sur le réseau Internet et les commissions scolaires pourront y avoir accès pour le bénéfice des jeunes. Ainsi notre désir de faire œuvre de mémoire se sera concrétisé grâce à cet échange interrégional avec le Musée de la mémoire vivante de St-Jean-Port-Joli. Mélina Brochu et Guy Duguay invitent la population de Shipshaw en particulier et toute la Région du Saguenay Lac-St-Jean à venir visiter leur Musée dès cet été. Une belle occasion de faire une sortie enrichissante. Les deux représentants du Musée ont été touchés de l'accueil qu'ils ont reçu des gens de Shipshaw. Nous avons terminé par un souper amical qui a été offert par l'Afeas.


Ce succès est aussi en grande partie dû au travail invisible que nous appelons: passion, générosité, planification, amour de sa communauté. Et s'il m'était possible d'y mettre un nom, j'aurais le goût de vous donner celui de Marlène Tremblay.

Merci Marlène pour ton appui invisible et pourtant