Le 5 August 2021
Volume 39, Numéro 6
Cercle des Fermières

Cercle des fermières de Shipshaw

 

Le printemps est arrivé ce qui ne veut pas dire pour autant la fin des activités. Nos abeilles travaillent
quoditiennement au local à l'exécution de leurs pièces.
 
 
  • Nous tenons à remercier chaleureusement Mme Madeleine Blackburn de son implication et son dévouement comme présidente d'honneur de notre exposition annuelle qui a eu lieu dernièrement et qui a été un grand succès.
  • Assemblée générale le 16 mai 2012 à 16 hres suivi d'un souper avec de la fondue au menu. Lors de cette assemblée, il y aura dépôt du bilan financier et les élections: 3 postes sont en élection soit celui de la vice-présidente, la secrétaire-trésorière et la conseillère no 2.
  • Les cours de courte-pointe se continuent jusqu'à la fin de mai.
  • Il y a toujours du tissage en route.
  • Les métiers pour les laizes et couvertes de bébés sont montés à nouveau.
 
LA FÊTE DES MÈRES UN DÉFI, UNE AVENTURE
 
La Fête des Mères, telle qu'on la connaît, eut son origine aux États-Unis, au début du siècle, Fête légale, officielle, familliale, elle revient chaque année avec le mois de mai à grand renfort de fleurs, de cadeaux, de poèmes, d'objets fabriqués à l'école. À coup de « Bonne Fête Maman » tout un chacun honore, ce jour-là, celle qui a déployée des trésors de tendresse, d'affection, de présence, de soins et d'abnégation pour élever ses enfants.
 
Avec la prolifération des sollicitations commerciales, la Fête des Mères, comme beaucoup d'autres fêtes aujourd'hui, a beaucoup perdu de son sens. Qu'on le veuille ou non, elle est moins l'expression d'une reconnaissance qui vient du coeur que le prétexte d'achats multipliés et imposés par un matraquage publicitaire et commercial. Avec ceux-ci, l'amour, la reconnaissance s'évaluent, se pèsent au risque de devenir une insulte pour celle qui a donné tellement plus.
 
Dans ce sens, la Fête des Mères devrait être autre chose qu'un bon point unique décerné pour 365 jours de service et de dévouement. Elle pourrait être aussi une fête qui a lieu toute l'année parce qu'on s'aime, parce que l'on s'apprend l'un par l'autre tous les jours, parce que l'on est heureux d'être ensemble et parce que la maternité pourrait être vécue comme un échange privilégié qui porte en lui toutes ses réconpenses.
 
Ainsi entre la mère et l'enfant, peu importe l'âge, il n'y pas seulement une personne qui donne et l'autre qui reçoit, mais deux êtres qui n'ont pas la même taille, la même expérience, le même rythme, les mêmes connaissances: deux êtres qui ont appris à vivre ensemble avec toutes les joies mais aussi avec toutes les tentations de refus que cela implique.
 
Il n'est pas évident d'apprécier tous les faits et gestes d'une mère. L'enfant prend de la place, il freine notre liberté, envahit notre intimité. Il n'est pas que ça, bien sûr, mais cette invasion peut être vécue et ressentie différemment. Elle peut être vécue comme un défi, comme en enrichissement car en donnant de nous-même à l'autre nous recevons « l'inattendu ».
 
Notre enfant, qu'il soit petit ou grand, 2 ans et/ou 40 ans, mieux qu'un autre nous comprend et sait nous réchauffer et si nous osons lui donner la parole, il nous renverra dans son propre langage cette image de nous. La Fête des Mères est là à notre porte, tous les jours, lorsqu'un mot, un échange balaye cette impression qu'une part de nous-même part avec eux.