Le 23 January 2022
Volume 40, Numéro 1
Saviez-vous Que...

Saviez-vous que... spécial 30 ans (1982-2012)

La tête ailleurs… février 1999
En ce début d'année et pour rassurer nos lecteurs de Shipshaw qui ont fait ou qui feront l'objet des attentions de cette chronique humoristique, je propose ce petit clin d'œil à un résidant de Jonquière, qui va démontrer hors de tout doute raisonnable que nous ne sommes pas les seuls à nous mettre les pieds dans les plats à l'occasion. Chantale Tremblay, fille de Claude et de Diane (restaurant Cassandra) avait décidé, il y a quelque temps de consacrer son avant-midi à faire des emplettes. Elle opta pour le « pick-up » laissant la voiture à son conjoint Marc Bergeron. Marc enseigne l'éducation physique et il est également gérant de l'équipe des Gaillards au Cégep de Jonquière. Donc Chantale démarre le camion et se rend d'abord à la pharmacie à place Centre-ville. Elle se stationne, verrouille les portes du camion et va faire ses achats. En sortant, Chantale constate avec stupeur que le camion n'est plus sur le stationnement. Elle cherche mais à l'évidence le « pick-up » s'est volatilisé. Paniquée, (on le serait à moins) Chantale entre et appelle Marc au Cégep. Nerveusement, elle le met au courant de ce qui vient de se passer. Marc lui dit d'appeler la police pendant qu'il se rend lui-même sur place. Chantale encore sous le choc contacte les policiers les informant de la disparition de son véhicule. Puis elle sort dehors pour attendre Marc qui arrive quelques minutes plus tard AVEC LE PICK-UP. Il en descend rapidement et demande à Chantale elle s'était stationnée. Celle-ci le regarde incrédule et sans dire un mot  lui montre le « pick-up » qu'il vient à peine d'arrêter. C'est à ce moment précis que Marc allume. Plus dans la lune que ça tu t'appelles Neil Armstrong. Marc, après le départ de Chantale, était venu lui aussi au centre d'achat avec la voiture pour acheter une bricole. Il avait stationné l'auto à peu de distance du « pick-up » mais, sans le voir. Étant ressorti avant Chantale, il s'était dirigé vers l'endroit il s'était stationné. Comme il est un peu, beaucoup, passionnément lunatique, en voyant son « pick-up », il s'est engouffré dedans sans plus réfléchir et comme il avait la clé il est reparti vers le Cégep avec le camion laissant la voiture sur le stationnement.
Chantale n'en était pas encore revenue au moment les policiers sont arrivés dans le décor. Et je vous laisse imaginer le genre d'explications que dût servir aux agents un peu agacés et très septiques, l'auteur de ce rocambolesque épisode.
 
Tout baigne… mai 1999
Que faire avec un lit d'eau qui coule? C'est sûrement la question qui brûle les lèvres de tous nos lecteurs et qui devra être posée à Jacinthe Gauthier du journal la Vie d'Ici. Pour se faire une idée de la catastrophe, imaginons qu'il s'agit du «Titanic» à l'envers. C'est comme si le bateau se vidait de son eau dans votre chambre à coucher et inondait tout sur son passage. Les parois étanches ayant été éventrées, l'iceberg se met à fondre sur le parquet du sous-sol. Lors de la dernière rencontre du journal, Jacynthe nous a fait parvenir son signal de détresse: elle ne pouvait quitter un bateau en perdition pour venir à la réunion. Nathalie Blackburn, notre hôtesse pour la dite réunion, a reçu avec un flegme très « british » cette nouvelle pourtant peu commune. Elle avait, elle aussi, un lit d'eau. Un jour s'était présenté pour elle la situation suivante: il fallait  changer le lit d'eau de chambre. La procédure suivie avait été d'installer un siphon pour envoyer l'eau du lit à l'extérieur de la maison. Le résultat fut parfait et Nathalie se retrouva avec une peau de chagrin en guise de lit. Il n'y avait plus que la peau sans les eaux. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire le lit avait été changé de chambre : restait à refaire le plein. On installa donc un boyau reliant le lit au robinet et on ouvrit. Mais la jeunesse étant insouciante et ma fois parfois écervelée (n'ayons pas peur des mots) c'est le petit garçon de Nathalie qui, le premier, devait crier au loup : «Maman ton lit est rendu au plafond». Nathalie, un peu septique, comme quelqu'un qui se fait tirer brusquement d'un sommeil profond, donna suite à l'étonnement de son fils et entra dans sa chambre à doucher. Les 2 yeux lui sortirent de la tête. Le lit emplissait la pièce. Il était devenu sphérique comme un ballon de 8 pieds de diamètre. Un lit d'O, quoi! Sa paroi était « bourrée, tendue, marbrée » de liquide. À un ou deux litres près du point de rupture, seulement le regarder c'était comme faire de la pyrogravure sur une bulle de savon. Le robinet fut fermé à la vitesse de la pensée et le pouce sur le boyau d'arrosage, Larry sortit dehors pour vider cette vessie hypertrophiée. Apparemment que le jet d'eau décrivait une parabole de tir d'au moins 20 mètres. Nathalie ne voulait pas faire de vague avec cette histoire mais dans ce cas la réalité est en avance de 210 ans sur la fiction.