Le 29 September 2020
Volume 38, Numéro 7
Clin d'oeil

Ponctualité ou procrastination

Étant une personne extrêmement ponctuelle, j'ai décidé de me pencher sur un sujet qui m'irrite au plus haut point, la procrastination. D'abord, précisons que je ne suis ponctuelle que lorsque je suis attendue, sinon à quoi bon? La ponctualité implique nécessairement une autre personne que soi-même. Je m'explique : au travail, au resto ou à un rendez-vous, je me dois d'arriver en avance puisqu'être à l'heure demeure un risque plutôt difficile de calculer. Cependant, lorsque personne d'autre que moi n'est impliquée comme dans une tâche ménagère, un exercice physique, de la correction ou des commissions non vitales, il devient impératif de me créer des besoins prioritaires à ces tâches pour en retarder la teneur. Par exemple, si j'ai prévu aller courir un dimanche matin à 9h, au mois de février, il est fort probable que je constate soudainement que mon lave-vaisselle n'est pas défait, que mes vêtements ne sont pas pliés ou que mes vies sont sans doute renouvelées à BubbleWitch2. Je vais chercher à occuper mon temps de façon utile de sorte que je ne me sente pas coupable de ne pas faire ce qui était prévu à mon horaire. Tout ça, dans l'optique que personne d'autre que moi, n'en sera pénalisé. Bref, je croyais que la ponctualité était une qualité que je possédais, mais rien n'est plus faux. Il s'agit plutôt du défaut de ne pas vouloir déplaire à autrui. La procrastination me permet donc de temporiser en attendant de développer l'énergie nécessaire qui me permettra d'accomplir une tâche qui m'apportera satisfaction… ou pas.