Le 24 October 2020
Volume 38, Numéro 8
Clin d'oeil

Mon histoire avec La Vie D'ici

Il y a de cela 35 ans et quelques poussières, la Vie d'Ici est entrée dans ma vie comme arrive la belle saison. Je ne me souviens pas trop de mon niveau de lecture à cette époque mais je me souviens très bien des images et des chroniques qui composaient notre précieux journal mensuel. Puisque mes parents avaient pris pour habitude de tenir les réunions dans notre salle à dîner, il était assez difficile pour moi d'en faire abstraction, surtout un soir de semaine. Mon principal objectif demeurant de me coucher le plus tard possible, j'esquivais un petit bâillement en me terrant derrière les barreaux du garde d'en haut! J'espionnais les adultes discutant bruyamment en espérant secrètement que Jacques Gravel raconte une bonne blague que je pourrais répéter à mes amies de 9 ans. J'étais presqu'aussi drôle que lui, il ne me manquait que la moustache. Vers 12 ans, mon implication se situait entre la distribution des breuvages et l'aiguisage de crayons. Rien qui me promettait un bout de plume avec lequel j'aurais pu livrer mon opinion. C'est à travers les rires, les cafés, les campagnes de financement et le bouillon de soupe de madame Janine Belley que j'ai contribué à faire évoluer mon soutien éternel à ce journal si prometteur et polyvalent. Ce que l'on apprend de notre « chez nous » ne peut que nous rendre plus forts et plus attentifs à ce qui se joue autour de notre maison, notre quartier, notre village. Tous ceux et celles qui fréquentent le même chemin le construisent en y déposant des pierres qui deviendront des ponts et des routes. Shipshaw n'est pas né de larmes mais d'espoir, il ne se repose pas sur le passé mais sur l'avenir. Ma mémoire offre une grande place aux souvenirs mais elle ne se lassera jamais de réinventer les moments qui m'ont permis de devenir ce que je suis, à travers ceux et celles qui ont croisé ma route sur les sentiers de la Vie d'Ici. Que ce soit dans la maison de mes parents comme membres fondateurs, comme bénévoles, chroniqueurs ou lecteurs, j'ai sans doute découvert et retenu une parcelle de votre existence puisque j'ai été bénévole pendant 35 ans, à vos côtés. Continuons maintenant à propager les nouvelles de chez nous en empruntant un nouveau tournant. La campagne annuelle est revisitée afin que nous puissions respecter les règles de la santé publique. Merci de votre soutien inconditionnel et merci de contribuer à ce journal qui veillera à vous informer encore plusieurs années.